Un drame d’une extrême gravité secoue la ville de Lubumbashi. La députée honoraire de la circonscription de Lubumbashi, Josiane Moloba Banze, a officiellement saisi le Procureur général près la Cour d’appel du Haut-Katanga afin de demander l’ouverture d’une information judiciaire sur un incident mortel survenu le mardi 13 janvier 2026, au sein de la société KIPOI.
Dans une correspondance adressée au parquet général et signée par son avocat-conseil, Me Mbuyu Kalambo François, il est fait état de la mort tragique d’un employé congolais de cette entreprise, qui aurait été broyé par une machine industrielle alors qu’il procédait au nettoyage d’un broyeur.

Selon les faits rapportés, l’accident aurait été provoqué par un ressortissant chinois identifié comme Zhang Zhang Fou, qui aurait actionné la machine sans se soucier de la présence de l’ouvrier à l’intérieur du dispositif, mettant ainsi gravement en danger la vie humaine.
Le document dénonce également des irrégularités graves dans la gestion de l’incident après le drame. Il est notamment reproché à la société KIPOI, avec la présumée complicité de certains magistrats du parquet de Kipushi, d’avoir fait enlever les restes du corps broyé pour les transporter à la morgue de l’hôpital Don Bosco sans audition préalable de la famille de la victime, provoquant indignation et désarroi au sein de la population locale.
Face à la gravité des faits, la députée honoraire a décidé de saisir les plus hautes autorités judiciaires du Haut-Katanga afin que toute la lumière soit faite sur cet incident. Elle sollicite l’ouverture d’une information judiciaire indépendante visant à établir les responsabilités pénales, tant au niveau de l’auteur présumé que des autorités judiciaires et administratives impliquées dans la gestion du dossier.
Dans sa requête, Me Mbuyu insiste sur le caractère urgent et sensible de l’affaire, soulignant la nécessité de recueillir rapidement les éléments de preuve afin de garantir que chaque acteur impliqué réponde de ses actes devant la loi.
Ce dossier relance une fois de plus le débat sur la sécurité des travailleurs congolais, le respect des normes de protection sur les sites industriels, ainsi que sur l’égalité de tous devant la justice, indépendamment de la nationalité ou du statut socia
