Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir neutralisé 180 combattants de la coalition RDF/M23-AFC à l’issue de deux jours de violents affrontements dans les territoires d’Uvira et de Fizi, au sud de la province du Sud-Kivu.
Selon l’armée congolaise, les combats se sont déroulés principalement à Katongo, en territoire d’Uvira, ainsi qu’à Tuwetuwe, en territoire de Fizi, et dans leurs environs. Ces opérations ont été menées à la suite d’attaques terrestres appuyées par des bombardements ciblés.
S’exprimant au nom des opérations Sukola 2 Sud/Sud-Kivu, le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji affirme que, outre les combattants neutralisés, 22 éléments de la coalition se sont rendus aux FARDC à Makobola, tandis que huit autres ont été capturés à Kigongo.

Du matériel militaire récupéré
L’armée régulière indique également avoir récupéré un important lot de matériel militaire. Il s’agit notamment de six armes d’appui, dont deux lance-roquettes RPG-7, une arme de 107 mm, deux mortiers de calibre 82 et 120 mm, ainsi qu’une mitrailleuse lourde de 12,7 mm.
Sur le terrain, les FARDC assurent que la localité de Tuwetuwe, les positions dites « Point Zéro » ainsi que les collines environnantes, en territoire de Fizi, restent sous contrôle des forces gouvernementales, malgré les offensives attribuées à la coalition M23-AFC, Twirwaneho et à l’armée rwandaise.
Présence rwandaise et accusations de pillage
Dans leur communication, les FARDC affirment par ailleurs avoir confirmé la présence de militaires rwandais dans la ville d’Uvira. Elles qualifient d’« ironique » l’annonce de leur retrait, largement relayée, selon elles, parce qu’elles décrivent comme « l’armée numérique rwandaise ».
L’armée congolaise accuse également des éléments armés de continuer à piller les biens des civils dans plusieurs quartiers de la ville. L’état-major condamne fermement ces actes de pillage et de vol, et appelle la communauté internationale ainsi que les partenaires impliqués dans les efforts de paix à se saisir de la situation.
Des violences signalées contre des civils
Les FARDC dénoncent en outre des cas de viols présumés, signalés dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 janvier 2026, dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, situés respectivement dans les communes de Kalundu et Mulongwe, à Uvira.
Tout en appelant la population à la vigilance, l’armée exhorte les habitants à ne pas céder à la panique. « L’ennemi est aux abois », assure le commandement militaire, qui affirme que la libération totale de la ville d’Uvira est imminente.
