Devant le corps diplomatique accrédité à Kinshasa, le président de la République, Félix Tshisekedi, a levé toute ambiguïté sur les conditions d’un éventuel dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Le Chef de l’État a insisté sur le strict respect de la Constitution et des institutions de la République, tout en excluant formellement toute négociation avec les auteurs de crimes contre les populations civiles.
Selon Félix Tshisekedi, si un dialogue devait être organisé, il ne pourrait se tenir que sur le territoire national et sous l’égide des institutions légalement établies. Toute initiative en ce sens devra s’inscrire dans le cadre constitutionnel et respecter les règles démocratiques qui fondent le pacte républicain.
« Si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national, et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois de la République et des règles démocratiques », a déclaré le Président.
Le Chef de l’État a également tenu à préciser que ce dialogue interne, aussi important soit-il pour la cohésion nationale, ne saurait en aucun cas se substituer aux obligations internationales de la RDC, encore moins servir à minimiser une agression extérieure ou à diluer des responsabilités clairement établies.
« La justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout, et sans complaisance », a-t-il assuré.
« Ce dialogue intérieur ne peut pas être invoqué pour relativiser une agression, ni pour diluer des responsabilités », a-t-il martelé.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi a réaffirmé la détermination des autorités congolaises à faire toute la lumière sur les crimes commis et à poursuivre les auteurs devant la justice, sans complaisance. Il a rappelé que l’État demeure engagé à honorer la mémoire des victimes de l’agression, conformément à son dernier discours sur l’état de la Nation.
Cette prise de position du Chef de l’État vise à baliser le débat national dans un contexte sécuritaire et politique sensible, tout en réaffirmant la souveraineté de la RDC et la primauté de l’État de droit.
