Jeté depuis 1987, ce vieux pont dont la surface est essentiellement constituée de bois, s’est lentement dégradé jusqu’à former des vides susceptibles de faire tomber les passagers dans l’eau pendant la traversée. Au passage des engins transportant des charges, les bois se cassent chaque jour, et les vides laissés par ces morceaux de bois, engloutissent des pneus des engins, occasionnant parfois des chutes dans la rivière, et même des accidents mortels.
Un conducteur de moto qui passe régulièrement sur ce pont a lancé un appel aux autorités pour la réhabilitation de cette infrastructure en état de délabrement très avancé.

« Nous sommes ici au pont de Lukula, à la frontière entre groupement Lusanga et groupement Tsinga-Sabu. Ce pont nous met en difficulté à cause de son état, car beaucoup de gens tombent ici, et les autres meurent. C’est pourquoi, nous demandons de l’aide. Il mesure 22 mètres et vous pouvez être bloqués au-dessus avec votre moto durant 4 heures ou 5h, voire même une journée, si aucun secours ne vous arrive. Si tu oses bouger tu tombes dans l’eau. Que les autorités, le gouvernement provincial et national, nous aident à arranger ce pont qui est d’une grande importance pour nous. Il n’a plus d’avenir comme vous le voyez, même pas une année de plus.» Damas Mavungu, usager de la route

Il est pourtant jeté sur la seule voie qui va jusqu’à Kinzau Mvuete sur la route nationale numéro 1. Sa dégradation complique davantage l’évacuation des produits agricoles dans cette partie où les routes sont généralement impraticables surtout pendant la saison de pluie.
La population du territoire de Lukula, dans la province du Kongo central, espère que les autorités nationales et provinciales vont entendre leur cri pour la réhabilitation de ce pont d’un grand intérêt. Sa réhabilitation va désenclaver plusieurs zones rurales et faciliter l’approvisionnement en produits vivriers de grands centres de consommation comme Boma, Matadi et Kinshasa.
