Kinshasa, 7 février 2026 – Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la clôture officielle des travaux de la Commission interministérielle spéciale mise en place à la suite de l’incident environnemental survenu le 4 novembre 2025 sur le site minier CDM/Joli-Site, exploité par la société Congo Dongfang International Mining (CDM), à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
Dans un communiqué de presse rendu public, l’Exécutif, sous la Très Haute Autorité du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, reconnaît la gravité humaine, sanitaire et environnementale de cet incident, qui a affecté plusieurs quartiers densément peuplés. Le gouvernement rappelle que la protection de la vie, de la santé publique et de l’environnement constitue un impératif absolu, tant pour les générations présentes que futures.
Conformément aux orientations du Chef de l’État et dans le cadre de l’action gouvernementale coordonnée, le ministre des Mines, Louis Kabamba Watum, avait ordonné dès le 6 novembre 2025 la suspension immédiate des activités sur le site concerné. Cette mesure visait à permettre des investigations approfondies, la sécurisation complète des installations et une prise en charge effective des impacts, dans le strict respect de la loi.

Les travaux de la commission se sont déroulés dans un esprit de transparence et de responsabilité, associant services techniques de l’État, experts indépendants, communautés riveraines, société civile et autorités provinciales, conformément au principe du contradictoire.
Sur le plan sanitaire, 670 personnes ont été prises en charge médicalement à l’hôpital général de référence Jason Sendwe. Sur le plan humanitaire, 350 ménages affectés ont bénéficié d’une assistance directe, tandis que 30 000 litres d’eau potable ont été distribués quotidiennement. Pour garantir un accès durable à l’eau, 15 forages ont été programmés, dont sept déjà réalisés fin décembre 2025.
Par ailleurs, des opérations de dépollution, de pompage et de neutralisation des effluents ont été menées, parallèlement à la construction d’un bassin de rétention de secours. Le processus d’indemnisation des victimes a également été formellement engagé, conformément aux procédures légales et réglementaires en vigueur.
Au-delà de la gestion de l’urgence, le gouvernement affirme avoir tiré des enseignements structurants de cet événement.

Toute reprise d’activités sur le site demeure strictement subordonnée à la mise en conformité intégrale des installations, à la validation des études environnementales et sociales actualisées, à la sécurisation complète des ouvrages par expertise indépendante et à un suivi environnemental renforcé et permanent.
Réaffirmant son engagement, l’État congolais souligne que l’exploitation des ressources naturelles ne saurait se faire au détriment de la vie humaine, de la santé publique et de l’environnement. Il assure rester pleinement mobilisé pour accompagner les communautés affectées et promouvoir, sur l’ensemble du territoire national, un modèle d’exploitation minière responsable, sécurisée et respectueuse des droits humains et de l’environnement.
