Les autorités américaines ont annoncé un durcissement de leurs mesures sanitaires face à la propagation du virus Ebola Bundibugyo en Afrique de l’Est et centrale. Depuis le 18 mai 2026, les ressortissants non américains ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud durant les 21 derniers jours sont temporairement interdits d’entrée sur le territoire des États-Unis.
La décision a été prise conjointement par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et le département de la Sécurité intérieure (DHS), qui ont activé un dispositif exceptionnel fondé sur les sections 362 et 365 du Public Health Service Act. Cet ordre sanitaire, communément appelé « Title 42 », restera en vigueur pour une période initiale de 30 jours.
Selon Washington, cette mesure vise à limiter les risques d’importation du virus Ebola sur le sol américain, alors que plusieurs foyers de contamination ont été signalés dans la région. En parallèle, les autorités américaines annoncent un renforcement des contrôles sanitaires dans les aéroports, une intensification du traçage des contacts ainsi qu’un déploiement accru d’équipes du CDC dans les zones affectées.

Malgré ce durcissement, les autorités américaines assurent que le risque pour la population reste « faible » à ce stade. Les responsables sanitaires affirment toutefois vouloir agir de manière préventive afin d’éviter toute propagation incontrôlée.
Cette position tranche cependant avec celle de l’Organisation mondiale de la santé. L’OMS a fermement déconseillé l’instauration de restrictions de voyage ou de fermeture des frontières, estimant qu’aucune preuve scientifique ne démontre l’efficacité de telles mesures pour contenir l’épidémie. L’organisation plaide plutôt pour un renforcement de la surveillance sanitaire, de la détection précoce et de la coopération internationale.
La décision américaine intervient dans un contexte de vive inquiétude autour de la résurgence d’Ebola dans la région des Grands Lacs, où les autorités sanitaires redoutent une propagation transfrontalière du virus.
