À peine deux jours après la signature des accords à Washington, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) accusent l’armée rwandaise et ses alliés de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) d’avoir multiplié les bombardements d’artillerie depuis Bugarama, au Rwanda, visant des localités densément peuplées sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la plaine de la Ruzizi.
Selon les FARDC, ces attaques, lancées dès le jeudi 4 décembre, ont causé la mort de plusieurs civils innocents, et ont détruit écoles, centres de santé et habitations.
L’armée dénonce une “posture provocatrice de Kigali” visant à “narguer la communauté internationale et saboter le processus de paix”, malgré les engagements pris sous l’égide des États-Unis et du Qatar.
L’armée réaffirme sa “farouche détermination” à contrer ces “velléités bellicistes”, jusqu’au “sacrifice suprême” si nécessaire, pour protéger les populations.
Cette dénonciation intervient au milieu d’affrontements intenses signalés dans le Sud-Kivu, où des sources locales rapportent des déplacés fuyant vers le Rwanda, tandis que le M23 accuse en retour l’armée congolaise et ses alliés burundais d’utiliser des civils comme boucliers.
