Le gouvernement provincial du Sud-Kivu dénonce des attaques délibérées contre les civils, avec un bilan de 413 morts – dont de nombreuses femmes, enfants et jeunes – tués par balles, grenades et bombardements à Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba et Uvira même. Les autorités provinciales parlent d’une « intention manifeste de carnage » destinée à briser toute résistance et à provoquer des déplacements forcés, plus de 200 000 personnes ayant déjà fui la ville dans des conditions dramatiques.

Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu informe aussi qu’à la suite des événements du 9 décembre 2025, la ville d’Uvira est demeurée calme durant la nuit jusqu’en milieu de matinée du 10 décembre, en raison de la présence visible et dissuasive des forces de défense et de sécurité sur les principales artères
Enfin, le Gouvernement provincial interpelle la communauté nationale et internationale sur la gravité des violations des droits de l’homme en cours, alerte sur le risque d’un carnage à grande échelle et appelle à une mobilisation immédiate afin de protéger les populations civiles et de restaurer durablement la sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
