Plus de 413 civils ont été tués par balles, grenades et bombes, dont de nombreuses femmes, enfants et jeunes » dans des localités entre Uvira et Bukavu, la capitale régionale, a déclaré le porte-parole du gouvernement du Sud-Kivu dans un communiqué publié mercredi soir.
La dernière offensive du M23 intervient malgré un accord de paix négocié par les États-Unis et signé la semaine dernière à Washington par les présidents congolais et rwandais. Cet accord n’inclut pas le groupe rebelle, qui négocie séparément avec le Congo et a accepté plus tôt cette année un cessez-le-feu que les deux parties s’accusent mutuellement de violer. Il oblige toutefois le Rwanda à cesser tout soutien aux groupes armés et à œuvrer pour la fin des hostilités.

« D’après les informations recueillies, les forces présentes dans la ville sont composées de forces spéciales rwandaises et de certains de leurs mercenaires étrangers, opérant en violation flagrante du cessez-le-feu ainsi que des accords de Washington et de Doha, au mépris total des engagements pris », a ajouté le gouvernement du Sud-Kivu dans un communiqué.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à « la cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités ».
« Guterres est profondément alarmé par l’escalade de la violence au Sud-Kivu et ses conséquences humanitaires », a déclaré Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général.
Source wric.
