Face à la perturbation persistante du prix de la farine de maïs sur le marché, le gouvernement congolais passe à l’offensive. À Lubumbashi, le ministère de l’Économie nationale a pris une mesure forte : subventionner le maïs, aliment stratégique dans le Grand Katanga, pour soulager immédiatement les ménages.
Sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, engagé dans la protection du pouvoir d’achat du peuple congolais, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a concrétisé cet engagement à travers le Fonds de régulation économique (FOREC). Représenté par son secrétaire Exécutif, Jean-Paul Nemoyato Bagebole, le gouvernement a procédé à l’adoption du texte du protocole de subvention à la consommation à court terme dans l’enceinte de l’hôtel du gouvernement du Haut-Katanga, en présence du ministre provincial de l’Économie, Georges Babunyi Mbau.
« Concrètement, il s’agit de la mise en place d’un programme conjoncturel de trois mois visant à renforcer
le tissu productif national, tout en garantissant un meilleur accès aux denrées de base à des prix stabilisés. »
Par ailleurs, des mesures structurelles sont également envisagées. Celles-ci viseront à réduire progressivement la dépendance aux importations et à évoluer vers une autonomie alimentaire.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à matérialiser les engagements du chef de l’État : diversification de l’économie nationale, relance de l’industrie agroalimentaire locale, stabilisation des prix et protection des consommateurs.

Du côté des producteurs, l’initiative est saluée. Les acteurs du secteur présents estiment qu’aucune politique agricole viable ne peut se passer de l’appui de l’État. Selon eux, cette subvention permettra aussi de rééquilibrer la concurrence face aux produits importés des pays voisins, souvent soutenus par des politiques agricoles plus agressives, qui inondent le marché congolais.

L’adoption du protocole avant la signature de ce dernier a ainsi réuni le gouvernement et un premier groupe d’opérateurs économiques, notamment African Milling Company Congo, et Jambo, chargés de participer à la mise en œuvre de cette politique.
La stabilisation du prix du maïs apparaît comme un premier signal concret dans la bataille contre la vie chère.
