Kinshasa, 9 juin 2026 – Le député national , élu du parti politique , a annoncé la suspension de la participation de sa formation politique à la séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration de presse rendue publique ce mardi à Kinshasa, le LGD estime que cette proposition de loi va au-delà du simple encadrement juridique du référendum et constituerait, selon lui, une tentative déguisée de modifier la Constitution du 18 février 2006.
Le parti soutient que plusieurs dispositions du texte introduisent des hypothèses d’organisation de référendums qui ne sont pas prévues par la Constitution. Il affirme qu’un tel élargissement du champ référendaire ne pourrait être envisagé que dans le cadre d’une révision constitutionnelle préalable.

Émile Assani critique particulièrement certaines dispositions de la proposition de loi, notamment les articles 4, 41, 42 et 43, qu’il juge contraires à l’esprit et à la lettre de la Constitution. Selon lui, ces dispositions ouvriraient la voie à une transformation du Parlement en assemblée constituante, ce qui porterait atteinte à l’ordre constitutionnel établi.
Le député considère également que la procédure envisagée détourne le référendum de sa finalité initiale pour en faire un instrument susceptible de remettre en cause l’architecture institutionnelle actuelle du pays. Il qualifie ainsi l’initiative de « violation méprisante de la Constitution » et de « complot contre la Constitution ».

Face à cette situation, le LGD annonce la suspension de sa participation à la séance plénière concernée et appelle la population congolaise ainsi que la communauté internationale à considérer cette démarche comme une menace pour l’État de droit et la démocratie.
Le parti affirme par ailleurs être prêt à engager toutes les voies de droit nécessaires pour s’opposer à ce projet. Il se dit également disposé à soutenir toute initiative démocratique visant à empêcher ce qu’il qualifie de « forfaiture constitutionnelle ».
La déclaration a été signée à Kinshasa le 9 juin 2026 par le député national Émile Assani.
