Kinshasa, 14 juin 2026 – Quarante-huit heures après la dispersion musclée du sit-in organisé par la Coalition C64 à proximité du Palais du Peuple, le secrétaire général de l’UDPS et président intérimaire du parti, Augustin Kabuya, est monté au créneau pour défendre son camp et contre-attaquer l’opposition.
S’exprimant ce dimanche lors d’un meeting tenu au siège national de l’UDPS à Limete, Augustin Kabuya a accusé les leaders de l’opposition d’avoir recruté des miliciens Mobondo et de leur avoir fourni des armes blanches dans le but présumé d’incendier le Palais du Peuple et de provoquer des troubles à travers le pays.
Le dirigeant de l’UDPS a par ailleurs rejeté les accusations visant la Force du Progrès, souvent pointée du doigt par ses adversaires politiques. Selon lui, ce sont plutôt les opposants qui auraient mis en place leur propre structure similaire. « Ils ont créé leur propre Force du Progrès », a-t-il déclaré devant les militants de son parti.

Poursuivant ses accusations, Augustin Kabuya a affirmé que les figures de l’opposition, notamment Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, auraient bénéficié d’un financement de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi pour organiser le sit-in de la Coalition C64.
Le secrétaire général de l’UDPS a également qualifié de « mise en scène » les blessures exhibées par certains opposants à l’issue de la manifestation. Selon lui, ces derniers auraient utilisé de la tomate sur des chemises blanches afin de simuler des blessures et accréditer la thèse d’une répression violente.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique particulièrement tendu, alors que l’opposition continue de dénoncer des violences commises contre ses militants lors du sit-in du 12 juin et réclame l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les incidents survenus aux abords du Palais du Peuple.
