L’épidémie de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, continue de sévir en République démocratique du Congo. Selon le rapport de situation publié le 1er septembre 2026 par l’Institut national de santé publique (INSP), sur la base des données arrêtées au 31 août, le pays compte désormais 6 186 cas confirmés, dont 3 007 décès, soit un taux de létalité global de 48,6 %.
L’épidémie s’étend actuellement à six provinces et 60 zones de santé. L’Ituri demeure la province la plus touchée, avec 28 zones de santé affectées sur 36. Elle est suivie du Nord-Kivu, qui compte 15 zones touchées sur 34, et de la Tshopo, avec 7 zones affectées sur 23.
Dans le Sud-Kivu, une seule zone de santé reste concernée par l’épidémie. L’INSP souligne toutefois un élément encourageant : cette zone totalise désormais 92 jours sans nouveau cas confirmé.
Autre indicateur positif, aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée au cours des dernières 24 heures précédant la publication du rapport. Les autorités sanitaires maintiennent néanmoins une surveillance renforcée dans les zones considérées comme prioritaires afin de contenir la propagation du virus.

88 % des contacts suivis
Sur le volet de la surveillance épidémiologique, le taux de suivi des contacts atteint 88 %. Par ailleurs, 1 409 patients sont déclarés guéris à ce jour.
En revanche, 830 personnes sont actuellement en isolement ou hospitalisées, nécessitant une prise en charge médicale et une surveillance continue.
Malgré certains signes d’accalmie, notamment l’absence de nouvelles zones de santé affectées, l’ampleur du bilan humain maintient la pression sur les autorités sanitaires et les équipes de riposte. L’évolution de la situation dans les provinces les plus touchées, particulièrement l’Ituri, demeure donc sous haute surveillance.
