La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de la République démocratique du Congo appelle à l’exercice pacifique du droit de manifester, à quelques jours de la marche de l’opposition prévue le 15 septembre à Kinshasa.
Dans un communiqué publié samedi, la CNDH rappelle que la liberté de manifestation constitue un « droit fondamental garanti par la Constitution ». Elle se dit toutefois préoccupée par des informations circulant sur les réseaux sociaux faisant état d’appels ou d’incitations à participer à cette manifestation avec des armes blanches, notamment des machettes.

L’institution exhorte ainsi les organisateurs et les manifestants à s’abstenir de tout appel à la violence, à la haine ou à l’affrontement. Elle souligne qu’aucun droit ne peut être exercé par le recours à la violence ou par le port d’armes.
La CNDH interpelle également les autorités et les forces de l’ordre sur leur responsabilité dans l’encadrement de la manifestation. Elle estime que la sécurisation d’un rassemblement ne doit pas viser sa dispersion éventuelle, mais plutôt garantir l’exercice effectif du droit constitutionnel de manifester.

L’institution demande enfin aux pouvoirs publics de respecter les principes de nécessité et de proportionnalité dans l’usage de la force et d’éviter les arrestations arbitraires à l’issue de la manifestation.
