La marche de la plateforme d’opposition C64, organisée ce mardi 15 septembre en République démocratique du Congo, a été marquée par des tensions entre manifestants et forces de l’ordre.
Dans une déclaration, l’opposant Delly Sesanga affirme que les participants étaient venus marcher pacifiquement pour défendre la Constitution et leur droit de choisir librement leur avenir. Il accuse des éléments de la Police nationale, accompagnés, selon lui, de membres de la milice des Forces du progrès, d’avoir fait usage de leurs armes contre les manifestants.
« Des éléments de la Police, accompagnés des éléments de la milice des Forces du progrès, ont tourné leurs armes contre nous, transformant l’exercice d’une liberté constitutionnelle en un véritable guet-apens », a déclaré Delly Sesanga.

L’opposant estime que les armes de la République ne doivent pas être utilisées contre des citoyens qui exercent leur liberté de manifester. Il rappelle également avoir porté, en 2007, la loi sur le statut de l’opposition, avec l’objectif de contribuer à mettre fin aux pratiques qu’il qualifie de « d’un autre âge ».
Delly Sesanga dénonce par ailleurs ce qu’il considère comme la persistance de pratiques antidémocratiques après plusieurs décennies de lutte politique. « Des décennies d’opposition, 37 ans me semble-t-il, n’ont manifestement pas suffi à transformer certains apprentis dictateurs en démocrates », a-t-il affirmé.
Face aux violences dénoncées lors de la manifestation, l’opposant exige qu’une enquête permette de faire toute la lumière sur les événements et que les responsabilités soient établies.
. La marche de la C64 intervient dans un contexte de forte mobilisation de l’opposition contre le projet de changement de la Constitution.
