L’ancien ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, conteste sa condamnation à dix ans de travaux forcés prononcée par la Cour de cassation. Dans une lettre manuscrite datée du 20 septembre 2026 à Kinshasa, adressée au « peuple congolais » et aux « peuples d’Afrique », il présente sa condamnation comme l’aboutissement d’un « procès expéditif de deux jours ».
Constant Mutamba affirme qu’aucun témoin n’a comparu à son procès et qu’aucune preuve matérielle de détournement de fonds publics n’a été présentée contre lui.

« Rien ne me surprend, car c’est la suite logique du complot politico-judiciaire commencé en avril 2025, ayant débouché sur ma première condamnation injuste », écrit-il dans sa lettre.
L’ancien ministre dit avoir servi « le chef de l’État et notre pays, la RDC, avec loyauté et patriotisme », à la grande satisfaction, selon lui, de tous ses collaborateurs. Il accuse toutefois certains d’entre eux d’avoir choisi de lui « rendre le mal pour le bien », en lui attribuant notamment des ambitions présidentielles qu’il affirme n’avoir jamais exprimées.

Mutamba estime que la justice et les institutions de l’État sont utilisées pour « salir » son image dans l’opinion à travers des dossiers judiciaires qu’il qualifie de montés « sans preuve matérielle de détournement de fonds publics ».
Sur les sommes évoquées dans le dossier, il affirme notamment que « les 14 millions USD n’ont jamais été décaissés ». Concernant les 4 millions USD liés à l’ICCN, il soutient qu’ils ont été affectés à la réhabilitation du zoo de Kinshasa et affirme que les travaux sont en cours.

L’ancien ministre évoque également un documentaire d’une durée d’une heure, réalisé pour un montant de 650 000 USD, précisant que ces opérations ont été réalisées par le FRIVAO. La lettre visible s’interrompt toutefois sur ce point, sans permettre de connaître la suite de son explication.

Malgré sa condamnation, Constant Mutamba affirme qu’il entend poursuivre sa « résistance ».
