Le parti Envol, par l’entremise de son président fédéral dans le Haut-Katanga, Me Aubin Kasongo, a adressé ce mardi 22 septembre 2026 une lettre ouverte à la maire de Lubumbashi, dans laquelle il dénonce la gestion des manifestations publiques dans la ville.
Envol revient notamment sur la marche de la coalition Article 64 organisée le 15 septembre dernier. Selon le parti, les organisateurs avaient respecté le régime de déclaration préalable prévu par l’article 26 de la Constitution, mais la mairie leur aurait imposé un régime d’autorisation avant de refuser la tenue de la manifestation.
Dans sa lettre, Me Aubin Kasongo affirme que les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif sécuritaire le jour de la marche. Il fait état de l’usage de gaz lacrymogènes et de tirs de sommation, d’une cinquantaine d’arrestations ainsi que d’une vingtaine de blessés, dont une femme présentée comme étant dans un état critique.

Envol dénonce également le traitement réservé à la marche organisée le 20 septembre par la famille politique de la maire. Le parti estime que cette manifestation s’est déroulée sans entrave et avec la sécurisation des autorités urbaines, contrairement à celle de l’opposition du 15 septembre.

Pour Me Aubin Kasongo, cette différence de traitement constitue une politique de « deux poids, deux mesures ». Il rappelle que, selon lui, l’autorité urbaine doit garantir les libertés constitutionnelles à l’ensemble des habitants de Lubumbashi, indépendamment de leurs appartenances politiques.
Envol demande ainsi des explications à la maire de Lubumbashi et réaffirme sa détermination à défendre les libertés de manifestation et de réunion pacifique, dans le respect de la loi et de la paix.
