Kinshasa, 18 juin 2026 – La Coalition Article 64 (C64) a publié un rapport de situation dans lequel elle dresse un bilan alarmant de la répression qui aurait visé son sit-in organisé le 12 juin dernier devant le Palais du Peuple à Kinshasa. La plateforme d’opposition affirme que plusieurs centaines de personnes ont été blessées, tandis que des dizaines d’autres seraient portées disparues.
Selon la C64, cette manifestation avait pour objectif de dénoncer un projet de loi relatif au référendum que la coalition considère comme une tentative de modification des dispositions constitutionnelles jugées intangibles. Les organisateurs soutiennent avoir informé au préalable les autorités compétentes de la tenue de cette action citoyenne, conformément aux exigences légales.

Dans son document, la coalition accuse les forces de l’ordre d’avoir agi de concert avec la « Force du Progrès », présentée par elle comme une milice proche du parti présidentiel. Elle affirme que les manifestants, ainsi que plusieurs personnalités politiques présentes sur les lieux, auraient été la cible de violences impliquant notamment des armes blanches, des matraques, des pierres et des armes à feu.

La C64 évoque également de graves violations des droits humains, faisant état de cas présumés d’agressions sexuelles et de disparitions forcées. Elle affirme que certaines victimes auraient été emportées par les forces de sécurité après les incidents, une allégation qui n’a pas été confirmée par les autorités.
D’après le bilan avancé par la coalition, les violences auraient fait 334 blessés graves, 218 blessés légers, 29 personnes arrêtées, 27 disparus et 2 morts. Ces chiffres n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle indépendante.

La plateforme appelle la communauté nationale et internationale à se saisir du dossier et à faire la lumière sur les événements survenus lors de cette manifestation. De leur côté, les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à ce rapport au moment de la publication de cet article.
La publication de ce document intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en RDC, marqué par des divergences croissantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition sur les questions institutionnelles et électorales.
