L’Église du Réveil du Congo (ERC) a exprimé sa vive préoccupation face à ce qu’elle qualifie de « persistance d’attaques verbales » visant ses dirigeants ainsi que de menaces de destruction de certains lieux de culte.
Dans un communiqué de presse publié mardi 2 juin à Kinshasa, l’organisation religieuse affirme disposer de preuves et attribue ces agissements à des membres de l’opposition politique regroupés au sein du C64.

Dans sa déclaration, l’ERC rappelle sa mission spirituelle et sociale, soulignant qu’elle demeure un instrument de paix, de cohésion sociale et d’encadrement moral. L’Église estime qu’elle ne devrait être prise pour cible ni par le pouvoir ni par l’opposition, appelant les acteurs politiques à préserver les espaces religieux des tensions partisanes.
Le mouvement religieux met également en garde les auteurs présumés de ces actes, affirmant qu’ils devront en assumer la responsabilité tant sur le plan spirituel que devant la justice. « Attaquer un leader du Réveil équivaut à attaquer tous les pasteurs », indique notamment le communiqué.
Face à cette situation, l’ERC demande aux autorités congolaises de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer la protection des responsables religieux, des fidèles ainsi que des lieux de culte à travers le pays.
Enfin, l’organisation lance un appel à l’unité nationale, exhortant les Congolais à éviter tout comportement susceptible de créer des divisions au sein de la population. Elle invite chacun à privilégier le dialogue, la paix et la cohésion sociale dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques.
Le communiqué est signé par Emmanuel Kazadi Tshishiku, directeur de l’Église du Réveil du Congo.
