Les États-Unis ont annoncé, mardi 2 juin, de nouvelles sanctions ciblées contre deux hauts responsables de groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo, accusés d’être impliqués dans de graves violations des droits de l’homme et dans l’instabilité persistante de la région.
Dans un communiqué, le département américain du Trésor a indiqué avoir placé sous sanctions Gustave Kubwayo, connu sous le nom de guerre « Colonel Sirkoof », chef d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que John Imani Nzenze, commandant et chef du renseignement du Mouvement du 23 mars (M23).
Selon les autorités américaines, John Imani Nzenze est considéré comme l’un des plus proches collaborateurs du chef militaire du M23, Sultani Makenga. Washington reproche aux deux responsables leur rôle dans les activités des groupes armés impliqués dans des violences contre les populations civiles dans l’est de la RDC.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a justifié ces mesures en affirmant qu’elles visent à soutenir les efforts en faveur d’une résolution pacifique et durable du conflit qui secoue l’est congolais depuis plusieurs années.
« Les États-Unis attendent de la RDC qu’elle neutralise les FDLR et du Rwanda qu’il retire ses troupes du territoire congolais et cesse tout soutien au M23 », a rappelé le responsable américain, faisant référence aux engagements contenus dans les Accords de Washington signés le 4 décembre 2025.
Ces nouvelles sanctions s’inscrivent dans la stratégie de Washington visant à accroître la pression sur les acteurs impliqués dans le conflit et à encourager la mise en œuvre des engagements diplomatiques destinés à restaurer la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.
