Kinshasa, 9 juin 2026 – L’Assemblée nationale a adopté ce mardi la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo, marquant une étape majeure dans le processus de réformes institutionnelles porté par la majorité au pouvoir.
Aussitôt adopté, le texte a été transmis au Sénat pour une seconde lecture conformément à la procédure législative en vigueur. Cette proposition de loi renforce notamment les prérogatives du Président de la République dans la convocation d’un référendum, lui accordant une plus grande marge de manœuvre dans le recours à cette consultation populaire.
Dans la foulée de ce vote, les députés nationaux se sont constitués en chambre constituante, une évolution présentée par ses promoteurs comme une étape essentielle du processus de changement constitutionnel engagé depuis plusieurs mois.

La nouvelle architecture institutionnelle envisagée ne se limite toutefois pas aux seuls parlementaires nationaux. La liste des membres appelés à siéger au sein de la future constituante a été élargie aux députés provinciaux, aux conseillers municipaux ainsi qu’aux gouverneurs de province. Cette extension vise à assurer une représentation plus large des différentes composantes politiques et territoriales du pays dans les travaux de révision constitutionnelle.
Pour la majorité, cette démarche répond à la nécessité d’adapter les institutions aux réalités actuelles du pays. En revanche, plusieurs acteurs de l’opposition et de la société civile continuent d’exprimer leurs réserves, estimant que le processus pourrait conduire à une remise en cause de certains équilibres établis par la Constitution de 2006.
Le débat devrait désormais se poursuivre au Sénat, dont l’examen du texte est attendu dans les prochains jours. Son adoption ouvrirait la voie à la poursuite du processus référendaire et à la mise en place effective de la chambre constituante chargée de travailler sur les futures réformes constitutionnelles.
